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.. Echanges et vie économique dans le Nord-Ouest des Gaules : Le témoignage des amphores du IIe siècle avant J-C au IVe siècle après J-C

Couverture du livre Echanges et vie économique dans le Nord-Ouest des Gaules : Le témoignage des amphores du IIe siècle avant J-C au IVe siècle après J-C

Auteur : Fanette Laubenheimer | Elise Marlière

Date de saisie : 06/09/2010

Genre : Histoire

Editeur : Presses universitaires de Franche-Comté, Besançon, France

Prix : 55.00 € / 360.78 F

ISBN : 9782848672878

GENCOD : 9782848672878

Sorti le : 30/08/2010

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  • La présentation de l'éditeur

Étudier les amphores dans le nord-ouest de la France est inattendu. Et pourtant on s'aperçoit que la Gaule toute entière a été le lieu de maintes transactions liées au commerce des denrées transportées dans des amphores. Les grands travaux récents du nord-ouest ont fourni un matériel étonnant étudié ici avec celui des collections anciennes. Oppida, chefs-lieux de cités, vici, établissements ruraux, villae, sanctuaires, camps militaires, nécropoles, soit 281 sites, ont livré près de 48 000 tessons, soit environ 3500 amphores. Ce riche corpus auquel s'ajoute une remarquable collection de 235 timbres, des titidi picti et des graffites, permet une synthèse sur la consommation et la provenance du vin, de l'huile, des sauces de poissons... les voies commerciales, voire les productions locales et aussi certains rituels qui associent les amphores et la mort.

Fanette Laubenheimer, directeur de recherche entérite au CNRS, et Elise Marlière, docteur en Archéologie, font partie de l'équipe «Archéologie de la Gaule, structures économiques et sociales» au sein de l'UMR 7041 ArScan, Paris-Nanterrre. Dans le cadre du PCR du ministère de la Culture Les amphores en Gaule, Production et Circulation, et du GDR 2138 du CNRS Les denrées en Gaule romaine : le témoignage des emballages dirigés par F. Laubenheimer, elles ont largement contribué à développer les recherches ur l'histoire économique de la Gaule.





  • Les premières lignes

Extrait de l'introduction

Longtemps méprisés et méconnus, les modestes emballages que sont les amphores sont devenus, ces dernières années, un sujet d'étude plus fréquent et plus habituel. Tout se passe comme si la recherche terrestre et pas seulement sous-marine, prenait enfin en compte ces témoignages éloquents. On découvre leur potentiel scientifique, on les étudie, on les identifie, on les classe, on les compte, on lit leurs inscriptions et l'on arrive à tirer de ces misérables tessons des résultats passionnants et inédits sur la production agricole, les échanges, les circuits, la consommation, et même les rites quand le vin ou tout simplement l'emballage de la nourriture prend un rôle nouveau lié au culte, à la mort ou au festin.
Étudier les amphores dans le nord-ouest de la France, si loin de la Méditerranée, est inattendu. Et pourtant, on s'aperçoit que la Gaule toute entière a été le lieu de maintes transactions liées au commerce des denrées transportées dans des amphores. Ces dernières, maintenant mieux connues, sont, comme toute céramique, indestructibles. Même brisées, elles constituent des traceurs lisibles pour nous aujourd'hui, à l'inverse d'autres emballages, utilisés également pour le transport des denrées, qui n'ont pas résisté au temps, tels que les outres ou les tonneaux, par exemple.
C'est au XIXe s. que se manifestent les premiers intérêts pour les amphores ou plutôt pour les estampilles dans notre région. En Haute-Normandie, lors des travaux importants menés à Rouen, J. M. Thaurin (1814-1870), secrétaire et bibliothécaire des Sociétés Savantes, observe les transformations de la ville, il récolte des objets archéologiques et parmi eux des fragments d'amphores timbrés qu'il étiquette soigneusement. Sa collection sera acquise par le Musée des Antiquités départementales à Rouen, en 1873. A. Déville, le conservateur, s'y intéressera, puis Maillet du Boulet étudiera et publiera, en 1882, les marques de potiers et de verrier conservées au Musée. Nous les avons presque toutes retrouvées. De son côté, l'abbé Cochet (1812-1875) s'attache à dresser un recensement des découvertes archéologiques sur l'ensemble du territoire de la «Seine Inférieure» ; il note de rares marques d'amphores et signale, sans le savoir, de nombreuses amphores à huile réutilisées dans les nécropoles, il les prend pour des dolia !
Dans le Pas-de-Calais, Auguste Terninck, dans L'Artois souterrain, études archéologiques sur cette contrée depuis les temps les plus reculés jusqu'au rège de Charlemagne, paru en 1880, publie les tombes de St-Nicolas-lès-Arras qui contiennent des amphores entières dont il donne le dessin fidèle, en sorte que l'on peut les identifier aujourd'hui. Plus récemment, en 1976, J.-L. Massy et F. Vasselle étudient le commerce des amphores à Amiens à partir des timbres et des marques peintes.


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