Auteur : David François
Date de saisie : 11/04/2011
Genre : Humour
Editeur : Albin Michel, Paris, France
Collection : Documents
Prix : 10.00 € / 65.60 F
ISBN : 9782226215956
GENCOD : 9782226215956
Sorti le : 01/09/2010
Les Anglo-Saxons ont le don de captiver leur auditoire en commençant chaque discours par un opening joke censé briser la glace. Une fois le public conquis, ils peuvent en toute légèreté aborder des sujets plus délicats...
De l'esprit d'à-propos (les meilleures réparties) au mauvais esprit (les railleries, voire les piques) en passant par l'esprit de chapelle (moqueries et chauvinisme) et l'esprit mal placé (histoires grivoises)... ce petit manuel aussi chic qu'indispensable nous propose 80 bons mots drôles, piquants ou cocasses, à reprendre à son compte en toute occasion...
80 opening jokes et closing jokes particulièrement jubilatoires !
L'AUTEUR
François DAVID, énarque, a eu un parcours brillant : directeur des relations économiques extérieures au ministère des Finances, directeur général international d'Aérospatiale, il est actuellement le président du groupe Coface (Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur).
Ayant vécu longtemps en Angleterre, il s'est imprégné dès son plus jeune âge du style et de l'humour british, plus particulièrement les opening jokes, ces plaisanteries qui ouvrent un discours ou une conversation, permettant de conquérir l'assistance.
Il est l'auteur de Itinéraire d'un énarque gâté et d'un joli mois de mai au Cherche midi.
So British ! est une compilation d'"opening jokes", ces blagues que les Anglais pratiquent en ouverture d'un discours solennel pour détendre l'auditoire et faciliter l'échange. Surtout quand le public n'est pas irlandais : il est à l'Anglais ce que le Belge est au Français...
Un petit livre idéal en période d'austérité.
Extrait de l'avant-propos de François David
Dès mon plus jeune âge, j'ai vécu alternativement à Paris et à Londres. A cette occasion, tel un entomologiste, j'ai pu observer la façon dont les Français et les Anglais se comportent vis-à-vis de leurs semblables, notamment lorsqu'ils veulent faire de l'esprit.
Le Français manie volontiers l'ironie. Se sentant souvent supérieur aux autres, il lui plaît de le faire sentir. Les piques de Talleyrand, prince de Bénévent, laissaient rarement leurs victimes indemnes. L'Anglais, lui, fait de 1 esprit. Non pas qu'il ne se sente pas supérieur aux autres, Rule Britannia... mais il a, à leur égard comme à l'égard de lui-même, plus de distance et de recul. Il pratique un second degré a la vertu protectrice. Cela s'appelle l'humour.
Si l'on en croit le dictionnaire de l'Académie française, le mot «humour» a beaucoup voyagé de part et d'autre de la Manche. En voici la définition :
«HUMOUR, n.m. XVIIIe siècle, houmour. Emprunté de l'anglais humour, de même sens, lui-même emprunté de l'ancien français humeur, au sens de «penchant à la plaisanterie, originalité facétieuse. Forme originale d'esprit, à la fois plaisante et sérieuse, qui s'attache à souligner, avec détachement mais sans amertume, les aspects ridicules, absurdes ou insolites de la réalité. [...]»
Tout est dit, ou presque.
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