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.. L'escalier des géants : célébration du Tour aux Pyrénées

Couverture du livre L'escalier des géants : célébration du Tour aux Pyrénées

Auteur : Jean-Michel Linfort

Préface : Jean-Marie Leblanc

Postface : Christophe Penot

Date de saisie : 28/08/2010

Genre : Documents Essais d'actualité

Editeur : le Pas d'oiseau, Toulouse, France

Prix : 29.00 € / 190.23 F

ISBN : 978-2-917971-12-3

GENCOD : 9782917971123

Sorti le : 18/06/2010

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  • La présentation de l'éditeur

Voici à la fois un récit illustré et un roman graphique - le premier du genre consacré à la gloire des cols pyrénéens, «ces terres de haute destinée, où les dieux à boyaux chassèrent définitivement les suceurs de roue». Jean-Michel Linfort s'offre, en traversée, un âge d'or envoûtant, celui des Tours de jadis. En s'appuyant sur des images piochées dans la presse de l'époque, il restitue par le trait, la couleur et la poudre l'exploit phénoménal que fut la conquête des sommets au début du siècle dernier. Son carnet de voyage dans l'histoire du Tour nous invite à revivre l'idylle passionnelle qui lie «la grande randonnée» aux Pyrénées.
Aubisque, Soulor, Tourmalet, Aspin, Peyresourde... puis Balès ou encore Pailhères «psalmodient la prière de tous les croyants qui chantent, en solo ou en cohorte, l'ascension en un éternel karaoké des cimes».

«Ces pages doivent être tournées avec délicatesse et regardées avec tendresse. C'est l'hymne d'un homme de conviction, d'honneur et de foi que la dévotion au Tour inspire. Combien de sports et combien d'événements peuvent se prévaloir de tels monuments ?»

Jean-Marie Leblanc, ancien directeur du Tour de France

Jean-Michel Linfort, ancien membre de la Préfectorale, artiste et cycliste à ses heures, convoque ici ses deux passions : le Tour et les Pyrénées.
Cet explorateur de l'histoire esthétique et culturelle du Tour est l'auteur d'un monumental Grand Livre des illustrateurs, dessinateurs et caricaturistes du Tour de France, salué par le prix Lacoste du plus beau livre sportif.
«Hors cycle», plusieurs de ses ouvrages disent le désenchantement des campagnes à travers une réflexion esthétique sur la «terre défunte» et le déracinement.





  • Les premières lignes

Extrait de la préface de Jean-Marie Leblanc

Ce siècle avait dix ans, je parle bien entendu du précédent, du vingtième. Les livres nous ont appris que les débuts du Tour de France avaient été extrêmement difficiles, tout étant à inventer, à commencer par la bonne formule de la compétition ; et déjà, les travers des hommes s'étaient ingéniés à dénaturer les desseins de ses créateurs. Henri Desgrange et Géo Lefèvre n'étaient pas au bout de leurs peines et le Tour encore moins de sa configuration sportive optimale, loin s'en faut !
Et ne voilà-t-il pas qu'à L'Auto et à cette époque, Alphonse Steinès, le troisième homme de l'organisation, persuade le patron de faire franchir les Pyrénées aux coureurs, après une homérique reconnaissance de terrain entrée dans la légende ! Depuis lors, depuis ce coup de folie (ou de génie ?) de 1910, le Tour de France et les Pyrénées s'aiment d'un amour inconditionnel, régulièrement pimenté par des événements que seule la geste cycliste peut provoquer.
Dans le domaine de l'épique, la punition infligée à Eugène Christophe en 1913, quand il fut contraint de réparer lui-même sa fourche cassée dans une forge de Sainte-Marie-de-Campan ; ou encore le sacrifice de René Vietto, obligé de faire machine arrière et donner sa roue à Antonin Magne en 1934.
Dans le domaine du drame, la chute de Luis Ocana, Maillot jaune brisé au sortir d'un lacet dans la descente du col de Mente, par une fin d'après-midi cataclysmique en 1971 ; brisé lui aussi, mais hélas décédé, le jeune champion olympique italien Fabio Casartelli, jeté à terre et la tête fracassée dans un virage du Portet-d'Aspet en 1995.
Dans le domaine des exploits, il y aurait tant à remémorer ! Qu'on me permette, par commodité, de m'en tenir aux contemporains et à l'inoubliable, au superbe, raid victorieux d'Eddy Merckx, tout jeune Maillot jaune, sur la route de Mourenx en 1969 ; et à l'envolée souveraine et émouvante de Raymond Poulidor vers le Pla d'Adet en 1974, alors qu'il était aux abords de la quarantaine.
Vous le voyez, le Tour de France a tout connu dans les Pyrénées, le long du XXe siècle et le long de cette épine dorsale qui sépare deux pays éminemment «cyclistes», la France et l'Espagne, de l'Atlantique à la Méditerranée. C'est du reste là, au sommet du col du Tourmalet, très précisément, qu'après la disparition de Jacques Goddet, à la fin de l'année 2000, je fis ériger une stèle à la mémoire de mon prestigieux prédécesseur ; lequel, lui aussi, avait un faible pour ses «chères Pyrénées»...


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