Passion du livre - tout sur le livre : Anna Dunant, soeur d'Henry
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.. Anna Dunant, soeur d'Henry

Couverture du livre Anna Dunant, soeur d'Henry

Auteur : Claire Druc-Vaucher

Date de saisie : 02/06/2010

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Slatkine, Genève, Suisse

Prix : 22.00 € / 144.31 F

ISBN : 978-2-8321-0409-5

GENCOD : 9782832104095

Sorti le : 11/05/2010

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • La présentation de l'éditeur

Anna et son frère Henry, de caractère semblable, vivent étroitement liés au sein d'une famille pieuse de la bonne société genevoise du XIXe siècle. D'un an plus âgé, Henry est son compagnon de jeux, son confident, son chaperon. Lors d'un bal, elle rencontre Ernest, petit-fils du botaniste Jean Pierre Etienne Vaucher. Coup de foudre. Anna a la grande chance de convoler avec l'élu de son coeur. Le jeune couple s'installe à Gênes où sévit une épidémie de choléra : retour en Suisse prématuré. Anna vit en constante communion de pensées avec son frère, voyageur infatigable qu'elle voit peu, à sa grande déception. Échange de correspondance, rares rencontres. Leurs destins se séparent mais leurs coeurs restent unis.

Ce roman, inspiré de documents retrouvés dans un coffre de mariage, est l'histoire d'une femme romantique, discrète et sensible qui souffre des déconvenues d'Henry Dunant et surtout de son éloignement volontaire de Genève.





  • Les premières lignes

HÉLÈNE

Genève, septembre 1886

A qui demander aujourd'hui ce que fut les derniers mois d'Anna, ma mère ? Ce n'est certes pas à mon frère Henri' qui séjournait en Italie quand elle nous a quittés, ni à mes oncles, tantes et cousins Vaucher, Dunant, Colladon, Morin ou Mirabaud qu'elle ne fréquentait plus guère depuis l'acquisition de la Feuillée, au lieu-dit de la Rosiaz, au-dessus de Lausanne. Séduit par la vue imprenable sur le Léman et les montagnes de Savoie, mon père l'avait achetée en 1872, sans demander l'avis de la famille. Un véritable coup de tête que nul n'avait compris ! Par respect, nous n'avions pas contesté. Avec ses quinze pièces, ses deux salons, sa salle à manger, son billard, ses vérandas, cette demeure disproportionnée, ressemblant à un paquebot peu harmonieux, ne m'avait jamais plu. Quitter le domaine de Bossey, notre fief familial depuis plus d'un siècle, et préférer les hauteurs de Lausanne... Impensable !
J'avais heureusement obtenu l'accord de mes parents de rester à Genève où je suivais une école de dessin. Dès la belle saison, je m'installais à Bossey où toute la famille se réunissait selon une coutume familiale ancestrale. Mon père, enthousiasmé par sa nouvelle résidence vaudoise, écourtait ses vacances, à la grande déception de ma mère qui préférait Bossey et la proximité de Genève. A l'époque, je ne me posais guère de questions sur le mode de vie de mes parents. Ma mère, qui n'existait qu'au travers de son époux, a souffert de ce déracinement. C'est à cette époque-là qu'elle a sombré dans une profonde mélancolie.


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