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.. Une bien étrange attraction

Couverture du livre Une bien étrange attraction

Auteur : Tom Robbins

Traducteur : François Happe

Date de saisie : 01/10/2010

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Gallmeister, Paris, France

Collection : Americana

Prix : 24.50 € / 160.71 F

ISBN : 978-2-35178-037-4

GENCOD : 9782351780374

Sorti le : 26/08/2010

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • La dédicace de l'auteur

Tom Robbins est et restera à tout jamais l'un de mes auteurs préférés. J'ai été happé par son phrasé, par son incroyable capacité à aborder tous les sujets fondamentaux avec un humour ravageur, un semblant de légèreté qui vous électrise et vous galvanise. J'avoue être devenu un fan, littéralement drogué à la prose robbinsienne. Pendant des années, je me suis demandé pourquoi tous ses livres n'étaient pas publiés en France... Devenu éditeur, quand un agent à qui je présentais Americana m'a demandé d'un ton détaché : «Et Tom Robbins, ça vous intéresse ?», j'ai répondu «Oui» avec un sourire de gamin à qui on offre le cadeau qu'il attendait depuis toujours.

Une bien étrange attraction est le premier roman de Tom Robbins. Il y a deux sortes de premiers romans : les prometteurs et ceux qui contiennent en germe toute l'oeuvre à venir. Une bien étrange attraction est de cette seconde catégorie : on y retrouve l'écriture métaphorique, le foisonnement des personnages et de l'histoire, et déjà l'esprit de sa devise - «La joie contre tout».

Philippe Beyvin, l'éditeur



  • La présentation de l'éditeur

Tom Robbins est sans doute né en 1936 en Caroline du Nord. Considéré comme l'un des pères de la culture pop et qualifié d'auteur "le plus dangereux du monde", il a écrit neuf romans dont le célébrissime Même les cow-girls ont du vague à l'âme, porté à l'écran par Gus Van Sant, et Comme la grenouille sur son nénuphar. Il vit près de Seattle.

UNE BIEN ÉTRANGE ATTRACTION

Fausse gitane mais vraie voyante, la belle Amanda et son mari John Paul Ziller, artiste et magicien inséparable de son babouin, ouvrent un zoo et un stand de hot dogs au bord de l'autoroute. Là, ils rétablissent le cirque de puces comme art populaire et le culte de la fécondité comme religion ultime. Quand débarque leur ami Plucky Purcell, ancien joueur de football et dealer à ses heures, les ennuis commencent. Ayant par accident infiltré une armée secrète du Vatican, Plucky s'est retrouvé à Rome où il a découvert le corps momifié du Christ oublié dans une catacombe. Après l'avoir dérobé et ramené aux États-Unis, il vient le cacher dans leur zoo, remettant ainsi l'avenir de la civilisation occidentale entre leurs mains. Mais le FBI et la CIA veillent.

Une bien étrange attraction est un livre foisonnant qui repousse les frontières de l'imagination et nous entraîne au coeur des sixties. Ce roman fantasque, mi-divertissement apocalyptique, mi-suspense métaphysique, répond avec génie aux questions fondamentales de notre époque.

L'écrivain le plus dangereux du monde.
CORRIERE DELLA SERA





  • La revue de presse François Busnel - Lire, octobre 2010

Auteur d'une dizaine de romans traduits dans le monde entier et qui ont remporté un beau succès (on parle de 10 millions d'exemplaires vendus), le gaillard reste pratiquement inconnu chez nous...
Une bien étrange attraction, son premier roman, date de 1971. Ecoulé à 6 000 exemplaires lors de sa sortie, il affiche aujourd'hui 2 millions de ventes au compteur. C'est une fiction loufoque et hilarante doublée d'un manuel de contre-culture. Tom Robbins, en digne héritier d'Alfred Jarry, y narre l'histoire d'un magicien inséparable de son babouin et d'une fausse gitane (mais vraie voyante), bien décidés à ouvrir un zoo et un stand de hot dogs au bord de l'autoroute.



  • Les premières lignes

ON VIENT JUSTE DE RETROUVER les sous-vêtements du magicien dans une valise en carton flottant sur les eaux stagnantes d'un étang à la périphérie de Miami. Mais quelle que puisse être l'importance de cette découverte - et il n'est pas impossible que le destin de chacun d'entre nous s'en trouve changé -, ce n'est pas avec cet incident qu'il convient de débuter ce récit.
En plus des mystérieux dessous, la valise contenait des fragments arrachés du journal tenu par John Paul Ziller lors de l'un de ses voyages à travers l'Afrique. Ou était-ce l'Inde ? Ce journal commençait comme suit : "À minuit, le jeune Arabe m'apporte un bol de figues blanches. Sa peau est bien dorée et je l'essaie pour voir si elle me va. Elle n'empêche pas les moustiques d'entrer. Ni les étoiles. Le rongeur de l'extase chante à mon chevet." Et cela continue : "Le matin, il y a des traces de magie partout. Des archéologues du British Muséum découvrent une malédiction. Les indigènes sont nerveux. Une jeune fille a été enlevée par un rhinocéros dans un village voisin. Des Pygmées impopulaires rongent le pied de l'énigme." C'était le début du journal. Mais pas le début de ce récit.
Ni le FBI, ni la CIA ne sont disposés à identifier formellement le contenu de la valise comme appartenant à John Paul Ziller. Mais leur réticence à donner cette précision ne peut être qu'une formalité administrative ou une cachotterie tactique. Qui d'autre que John Paul Ziller, pour l'amour de Dieu, portait des slips en peau de grenouille arboricole ?
Quoi qu'il en soit, gardons-nous de musarder dans l'arène de l'actualité toute chaude. Malgré les agents de la crise qui imposent la rédaction de ce récit, malgré le zeitgeist en spirale qui en souligne l'urgence, malgré la structure morale à l'échelle planétaire qui est peut-être en jeu, malgré tout cela, l'auteur de ce document n'est ni un journaliste ni un érudit, et s'il a bien conscience de l'importance historique potentielle de ses mots ce n'est pas pour autant qu'il va laisser l'objectivité le déboulonner du socle de son propre point de vue. Et ce point de vue, en dépit de l'énormité des événements publics, est centré sur la fille : la jeune Amanda.


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