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.. Sèvres sous Louis XV : 1740-1770 : naissance de la légende

Couverture du livre Sèvres sous Louis XV : 1740-1770 : naissance de la légende

Auteur : John Whitehead

Date de saisie : 19/05/2010

Genre : Arts

Editeur : Ed. courtes et longues, Paris, France

Collection : Sèvres, une histoire céramique, n° 4

Prix : 45.00 € / 295.18 F

ISBN : 9782352900603

GENCOD : 9782352900603

Sorti le : 01/04/2010

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • La présentation de l'éditeur

Le livre
En 1740 naît une modeste manufacture de porcelaine avec, pour seul atout, la blancheur éclatante de sa pâte. Bien vite, elle bénéficie du soutien inconditionnel de Louis XV et sait attirer à elle les meilleurs artistes de son temps. En moins de 30 ans, la Manufacture royale de Sèvres révolutionne l'art de la porcelaine et dicte le goût en Europe...

La collection
«Sèvres, une histoire céramique» retrace l'épopée de la Manufacture, depuis sa création en 1740, grâce à des analyses, des entretiens et des prises de vue exclusives qui font se répondre l'histoire d'une institution unique et les images de ses somptueuses réalisations.





  • Les premières lignes

La porcelaine de Vincennes Sèvres

Les trente premières années

Ce livre est respectueusement dédié aux trois grandes dames de la porcelaine de Sèvres : Antoinette Faÿ-Hallé, Tamara Préaud, Rosalind Savill.

«La fabrication de céramiques - des objets d'argile cuits au four-est l'une des pratiques définissant la civilisation.»

Le goût de la porcelaine

Au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, la mode des porcelaines asiatiques s'empara des intérieurs élégants français. On voulait créer un effet exotique et charmant, on se mit alors à associer des objets aux formes et décors variés dans des pièces peintes et dorées, dans un goût baroque ou chinois.

Le Grand Dauphin, fils de Louis XIV, Le Nôtre, jardinier du roi, et Monsieur, frère de Louis XIV, comptent parmi leurs nombreux collectionneurs. En 1701, l'inventaire après décès de Monsieur illustre bien l'engouement pour ces porcelaines que l'on rassemblait sur des corniches, des cheminées, des tables, etc. Mais ce goût évolua bientôt. Durant les années 1720, leur gamme s'élargit. Outre les traditionnelles porcelaines chinoises bleues et blanches, les Compagnies des Indes des Pays-Bas, de l'Angleterre et de la France importaient des pièces et des ensembles exécutés sur commande, tels de grands vases multicolores, des services à dîner et à thé, nombre d'entre eux aux armes de leur commanditaire. Les inventaires de la période témoignent de la diversité croissante des objets en porcelaine d'usage courant ou de décoration, souvent ornés de montures d'argent ou de bronze doré.

C'est à cette même époque que furent créées les premières manufactures européennes pour concurrencer la porcelaine d'Asie du Sud-Est. Près de Paris, Saint-Cloud, déjà bien établie en 1700, fut la première manufacture à produire des pièces en quantité commerciale. Meissen, en Allemagne, placée sous la protection d'Auguste le Fort, électeur de Saxe et roi de Pologne, exportait en France dès la fin des années 1720. Alors qu'en Saxe, Böttger avait découvert comment utiliser le kaolin afin de produire, comme en Chine et au Japon, de la vraie porcelaine, (que nous appelons pâte dure), on n'y parvint en France qu'après le milieu du XVIIIe siècle. Mais, durant les dernières années du XVIIe siècle, on y avait inventé un substitut alliant différents minéraux, notamment de la craie et du sable, si bien que sa composition (mais pas son apparence) était plus proche du verre que de la porcelaine. C'est ce que l'on nomme pâte tendre.


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