Auteur : André Breton
Préface : Jean-Michel Goutier
Date de saisie : 30/03/2010
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Gallimard, Paris, France
Collection : Blanche
Prix : 28.00 € / 183.67 F
ISBN : 978-2-07-012501-2
GENCOD : 9782070125012
Sorti le : 15/10/2009
Que ce soit dans sa correspondance ou dans ses essais, l'imbrication de la vie et de l'ouvre d'André Breton est étroite, nous sommes toujours dans sa maison de verre.
" Le merveilleux quotidien " du poète ne cesse de s'y constituer, comme le montrent ces très belles lettres à sa fille : le surréalisme, la préparation d'une nouvelle revue ou d'une exposition, les dessins de la main de l'auteur, l'affaire de la grotte de Cabrerets, les réactions indignées à la nouvelle de l'alunissage de la sonde soviétique en septembre 1959... Pour la première fois, grâce à l'autorisation d'Aube Breton, qui a souhaité rendre publique cette correspondance (tout en respectant la clause particulière du testament de son père), nous avons accès à des pans méconnus de la vie de Breton, qui ne pourront que combler ses lecteurs inconditionnels et éveiller la curiosité des autres.
Ces superbes Lettres à Aube viennent aujourd'hui éclairer une partie méconnue de la vie d'André Breton dont les élans d'amour paternel touchent au coeur. Cette correspondance qui court sur vingt-huit années a en outre le grand mérite de ne pas s'adresser qu'aux spécialistes purs et durs de Breton et du surréalisme...
L'édition de Jean-Michel Goutier, qui signe une instructive postface, prend le soin de reproduire les cartes postales recto verso, les collages, les télégrammes, les coupures de presse ainsi que de nombreux et mémorables papiers à en-tête utilisés par André Breton.
Pour se consoler et relativiser les déconvenues qu'infligent parfois les petits qui deviennent grands, il faut lire les lettres débordantes d'affection qu'André Breton adressait à sa fille Aube. Ces missives, publiées pour la première fois et merveilleusement éditées, sont un régal littéraire, à la hauteur de Nadja. Parfois rédigées sur du papier à en-tête du centre d'informations surréalistes, elles sont attendrissantes et drôles, tant l'écrivain s'y montre tenaillé entre son tempérament autoritaire d'une part et, de l'autre, son credo que le désir est «la seule rigueur que l'homme ait à connaître».
"Chère petite fée Aube", "Ma petite Aube chérie", "Mon petit chéri".... Ce qui frappe au fil des lettres, c'est la constance de la passion d'André pour sa fille, dépositaire de l'espoir paternel de "transformer le monde". Les premières missives (Sucy, le 15 septembre 1939, Aube a alors 4 ans) sont agrémentées de merveilleux croquis - autoportrait d'André en "pauvre petit soldat", la porte de la caserne... - ou encore de collages (Noisy, le 9 octobre 1939). Les dernières cartes postales, datées de mai 1966, proviennent d'un voyage en Bretagne. Entre-temps, c'est tout un monde qui défile, hanté par les figures de Benjamin Péret, Matta, Yves Tanguy, Julien Gracq, Marcel Duchamp, Léo Ferré...
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