Auteur : Bertrand Duboux
Date de saisie : 01/10/2008
Genre : Documents Essais d'actualité
Editeur : Slatkine, Genève, Suisse
Prix : 15.00 € / 98.39 F
ISBN : 978-2-8321-0324-1
GENCOD : 9782832103241
Sorti le : 01/10/2008
Pour l'avoir pratiqué pendant trente ans, dont vingt professionnellement à la TSR, je me permets d'affirmer que Bertrand Duboux, l'homme et le journaliste, est d'une race peu commune aujourd'hui. «Un trublion en voie de disparition», comme il s'est défini lui-même. Sans forfanterie aucune.
Après trente Tours de France, dont il connut les acteurs et les chantres les plus glorieux, et un livre exaltant sur cette épopée (Carnet de route, Tour et détours), après un ouvrage, unique en Suisse, sur la boxe, Duboux sprinte et cogne encore. Et nous donne aujourd'hui : Chroniques d'un insoumis.
Spontané dans l'anecdote, lyrique dans la chronique mais terriblement lucide dans l'analyse, Bertrand nous y redit sa passion poivrée pour le sport et la TSR ; et aussi le lent désenchantement que leur évolution pernicieuse lui a imposé. Il ne s'agit pas d'un cri de désamour mais d'un constat sur la vénéneuse déshumanisation du couple sport-médias. Constat fait par beaucoup mais que seul Duboux et sa passion obstinée dénoncent ici.
Jean-Jacques Tillmann
Bertrand Duboux, né en 1948 à Lausanne.
Journaliste depuis 1971, d'abord dans la presse écrite, puis à la Télévision suisse romande dès 1975. Une personnalité forte qui s'est imposée aux Romands comme la voix du cyclisme et de la boxe pendant trois décennies. À l'origine aussi de nombreux reportages, magazines et émissions qui ont marqué les annales de la TSR.
Reconnu pour son enthousiasme et ses compétences, mais aussi pour ses prises de position et ses coups de gueule, il nous dévoile ici l'envers du décor : les dessous d'une réalité professionnelle qui n'est pas celle que tout le monde imagine.
Chroniques d'un insoumis est le récit de ses combats personnels pour défendre ses convictions face aux dérives qui menacent ses deux sports préférés et notamment le Tour de France, mais aussi sa «chère» TSR, en pleine mutation depuis l'arrivée d'une nouvelle équipe dirigeante qui a du mal à se faire accepter. Un regard critique sur l'évolution des milieux qui furent les siens durant toutes ces années et sur ce département des sports qu'il a aimé sous Boris Acquadro mais qu'il ne reconnaît plus.
Extrait de l'introduction :
À une époque où il ne m'était pas facile de faire un choix de vie, le journalisme sportif a été ma bouée de sauvetage. Il m'a offert la voie du salut. Je m'y suis engouffré avec l'énergie d'un naufragé pour oublier une adolescence tourmentée qui aurait bien pu m'entraîner vers le fond.
C'était à la charnière des années 60-70, celles d'une société en pleine mutation mais aussi celles d'une génération de champions exceptionnels : Cassius Clay, Eddy Merckx et Pelé ! La radio et la télévision, en noir et blanc, rendaient compte abondamment de leurs exploits qui remplissaient les colonnes des journaux. Le monde du sport était à leurs pieds. Ils nous fascinaient tous et comment aurais-je pu ne pas être, moi aussi, sous le charme alors que je faisais mon entrée dans le métier ?
Ce fut le coup de foudre. L'agence Sportinformation, qui fournit à tous les médias helvétiques les résultats sportifs avec les commentaires appropriés, m'a offert une formation très complète. À Zurich d'abord, puis à Genève. J'y ai cultivé le goût de la recherche et des archives, celui de l'écriture aussi au sein d'une petite rédaction où l'esprit d'équipe n'était pas un vain mot.
Heureuse époque qui trouvera son prolongement à la Télévision suisse romande, cette chère TSR qui m'a donné ma chance grâce à des dirigeants bienveillants et patients. Je leur en rends grâce, car il fallait alors oser ouvrir la porte d'une nouvelle carrière à un débutant qui n'avait de la TV qu'une idée bien vague et une appréhension compréhensible.
La maîtrise du face-caméra fut plus laborieuse que celle du micro et du direct qui me valut d'entrée mes premières émotions : Milan-San Remo et les Classiques; puis le Tour de France, avec le Belge Pollentier en jaune à l'Alpe-d'Huez avant d'être exclu pour tricherie lors du contrôle pipi ; enfin Gilbert Glaus champion du monde amateur au Nurburgring en septembre !
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