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_ Film noir

Couverture du livre Film noir

Auteur : Loustal

Date de saisie : 00/00/0000

Genre : Cinéma, Télévision

Editeur : Nocturne, Paris, France

Collection : Bande originale, n° 2

Prix : 21.65 € / 142.01 F

GENCOD : 978-2-84907-242-4

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • Le message sonore
Un message sonore de Bruno Theol

Bruno Theol - 11/06/2007



  • La présentation de l'éditeur

Le film noir est l'héritier du roman policier de série noire et du film de gangster. Dès le début des années 20, Dashiell Hammett crée une nouvelle narration de l'enquête, plus rythmée, plus syncopée, plus dense et plus énigmatique. Le cinéma prend le relais du récit policier et dès lors, le cinéma et le roman noir s'enrichissent l'un l'autre de leurs techniques de narration : atmosphère sombre, image contrastée noir et blanc, érotisme, déconstruction des temps du récit, voix off, dialogue vif et bref. Le genre répond au goût du public, fasciné par les univers sulfureux, le luxe, le sexe, la violence et l'érotisme des femmes de gangster. Le film noir est un succès parce qu'il est un condensé de désirs inavoués.

SCÉNARIO / DESSINS LOUSTAL

Du même auteur : Iles et elles, La couleur des rêves, Soleil de nuit.
En collaboration avec Charyn : White Sonya, Les frères Adamov.
En collaboration avec Paringaux : La nuit de l'alligator, Coeurs de sable, Un garçon romantique, Barney et la note bleue, Kid congo, Le sang des voyous.
En collaboration avec Coatalem : Jolie mer de Chine, Rien de neuf a fort Bongo.
Editions Casterman
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Insolite, Carnets de voyage.
Editions du Seuil
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En collaboration avec Coatalem : 50 000 Dinars.
Editions Reporter

TRACKLISTING :

CD1 MUSIC THEY WERE MURDERED BY - ORIGINAL SOUNDTRACKS
1 THE MALTESE FALCON OPENING THEME 3'51
2 DOOLEY WILSON AS TIME GOES BY 3'10
3 DOUBLE INDEMNITY OPENING THEME 2'44
4 LAURA OPENING THEME 1'24
5 NAT KING COLE LAURA 2'42
6 MILDRED PIERCE OPENING THEME 2'54
7 CLAUDIA DRAKE I CAN'T BELIEVE YOU ARE IN LOVE WITH ME 1'14
8 ANITA ELLIS PUT THE BLAME ON MAME 2'06
9 THE BIG SLEEP OPENING THEME 3'00
10 JO STAFFORD TOO MARVELLOUS FOR WORDS 3'15
11 ANTON KARAS THE THIRD MAN THEME 3'22
12 KING JACQUET D.O.A. ILLINOIS JACQUET 5'14
13 SUNSET BOULEVARD OPENING THEME 3'03
14 CROSSFIRE «GINIE CAUSE I'M FROM VIRGINIA» 0'31
15 JO ANN GREER I'VE BEEN KISSED BEFORE 3'26
16 NAT KING COLE BLUE GARDENIA 2'57
17 JO ANN GREER THE BLUE PACIFIC BLUES 4'44
18 LEITH STEVENS PRIVATE HELL 36 3'09
19 NAT KING COLE I'D RATHER HAVE THE BLUES THAN WHAT I'VE GOT 2'53
20 PETE KELLY & HIS BIG SEVEN PETE KELLY'S BLUES 3'22
21 ELMER BERNSTEIN FRANKY MACHINE 4'58
22 JEAN WIENER TRIO TOUCHEZ PAS AU GRISBI 3'28
23 LARRY ADLER, PHILIPPE-GÉRARD DU RIFIFI CHEZ LES HOMMES 3'07
24 MICHEL LEGRAND LE NANTAIS LA NUIT 3'01
25 JO BOYER BOB LE FLAMBEUR 2'34

CD2 MUSIC TO BE MURDERED BY - BANDE ORIGINALE DE LA BD
1 BENNY CARTER ANGEL EYES 3'28
2 ILLINOIS JACQUET HARLEM NOCTURNE 4'31
3 DUKE ELLINGTON LAURA 4'09
4 STAN KENTON CONFLICT 4'24
5 CHET BAKER THE THRILL IS GONE 2'45
6 LEITH STEVENS HAVANA INTERLUDE 4'08
7 LEITH STEVENS EASY MOOD 4'03
8 LEITH STEVENS DADDY LONG LEGS 3'45
9 LEITH STEVENS JOSHUA 3'24
10 LEITH STEVENS LILLI 2'42
11 LEITH STEVENS DANCE OF THE LILLIPUTIAN 3'07
12 LEITH STEVENS PRIVATE BLUES 1'29
13 BENNY CARTER KEY LARGO 3'08
14 JOHNNY MERCER ONE FOR MY BABY 3'07
15 STAN GETZ SERENADE IN BLUE 3'53
16 MILES DAVIS MOON DREAMS 3'19
17 ELMER BERNSTEIN BREAK UP 3'44
18 ELMER BERNSTEIN AUDITION 2'44
19 CLIFFORD BROWN DELILAH 8'05
20 WOODY HERMAN MISTY MORNING 3'14
21 ROY ELDRIDGE I REMEMBER HARLEM 3'30




  • Les premières lignes

Le film noir est un genre permanent du cinéma depuis la fin des années 20. Il est l'héritier du roman policier de série noire. L'enquête policière n'est pas un genre nouveau au 20e siècle, mais l'écriture ne se différenciait pas jusque là de l'écriture classique du roman. Dashiell Hammett dès le début des années 20, crée une nouvelle narration de l'enquête, plus rythmée, plus syncopée, plus dense et plus énigmatique. Il sera suivi par Raymond Chandler, Horace McCoy et de nombreux autres auteurs. Le cinéma prend le relais de cette narration, à la fin des années 20, aidé par la dynamique du montage et sa capacité d'accélération. Dès lors, le cinéma et le roman noir vont s'enrichir l'un l'autre de leurs techniques de narration.

Il n'y a pas de définition à l'origine du film de gangster, ni du film noir qui ne sera ainsi qualifié qu'en 1955 par Raymond Borde et Etienne Chaumeton dans leur ouvrage «Panorama du Film Noir Américain». Le genre s'est constitué petit à petit, comme une réponse au goût du public, toujours intéressé par les univers sulfureux, le demi monde et le luxe. C'est l'argent, le sexe, la violence, le mystère, le secret, l'érotisme des femmes de gangster et la «glamorous life» qui provoquent l'envie et l'admiration, donc le succès du film noir.

Le Film de Gangster : un sujet d'actualité

La thématique du film de gangster puis du film noir suit l'actualité de la délinquance. L'entrée en vigueur de la prohibition en 1919 aux Etats-Unis est à l'origine de la recrudescence de la délinquance. La contrebande, les luttes d'influence, le meurtre, font la une des journaux pendant toutes les années 20 et jusqu'à la fin de la prohibition en 1933. Cette réalité est la source d'inspiration du film de gangster et de la version moderne du roman policier.

Le film de gangster se développe au début des années 30 et précède le film noir. Les films essentiels contiennent déjà la thématique du genre :
- Josef Von Sternberg : Underworld (1927) (Les Nuits de Chicago) (premier grand film de Sternberg et premier grand film de gangster) ;
- Mervyn leRoy : Little Ceasar (1930) ;
- William Wellman : The Public Enemy (1931) ;
- Howard Hawkes : Scarface (1932).

Le film de gangster évolue dans l'univers de la maffia et de la police, le plus souvent dans le cadre de la prohibition. Il rencontre d'emblée l'intérêt du public : l'action est soutenue, le rythme rapide, l'esthétique moderne, les personnalités restent sympathiques. Le public aime se mêler au monde de la pègre, sans y participer. Le gangster incarne le rêve américain : la richesse, la femme, l'argent et le sexe, tout ce que veut l'américain moyen sans oser le prendre. Le succès personnel des acteurs Edward G. Robinson, James Cagney et Paul Muni, suscite l'admiration et participe au succès des films. La diégétique du récit de gangster, est aussi immuable que ses composantes : ascension du gangster, apogée, chute. La chute est autant imposée par la triste réalité du malfrat que par le code Hays (voté en 1930), qui impose la déchéance du vice.
Contemporaine du cinéma parlant, la production saura utiliser la nouveauté des effets du bruitage. Le sens de l'image est souvent souligné par la bande son : les rafales de mitraillettes et les crissements de pneus dans Scarface agissent significativement sur le spectateur. Le film de gangster se développe avec succès dès les débuts du cinéma parlant.
Ce succès ne laisse pas sans réaction les ligues de vertu qui voient dans cet univers, l'apprentissage de la criminalité. Le combat des ligues de vertu contre le film de gangster est permanent aux Etats-Unis. Le code Hays façonne le cinéma des années 30,40 et 50. Le film doit répondre aux exigences du code : le gangster doit être présenté sous un jour négatif, il ne peut avoir de vertus, ni de qualités susceptibles de le faire aimer, il doit mourir dans la honte pour ne pas servir d'exemple. On imagine les prouesses que doivent réaliser les metteurs en scène et les producteurs pour répondre au code et présenter cependant, toujours de nouveaux films capables d'intéresser le grand public.


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