Auteur : Michel David
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Genre : Science-fiction, Fantastique
Editeur : ÉDITIONS HURTUBISE INC., Montréal, Canada
Prix : 29.85 € / 195.80 F
ISBN : 978-2-89428-870-2
GENCOD : 9782894288702
Nous voici à l'été 1960. On asphalte une partie du boulevard Lacordaire, où se sont établis Maurice et Jeanne Dionne, avec leurs neuf enfants. Derrière les murs de leur petite maison, la routine régie par l'inévitable succession des saisons et des années scolaires sera comme toujours ponctuée de petits bonheurs et de grands malheurs, caractérisés par les crises mémorables de Maurice. Sous l'égide de ce père toujours aussi colérique et imprévisible, Lise, Paul, Francine et Claude, les aînés des Dionne, cherchent à faire leur place et à s'affranchir. Tous les moyens sont bons : le collège, le travail, le mariage, la célébrité... et même le couvent.
Troisième tome de la saga familiale à succès La Poussière du temps, Sur le boulevard aura tôt fait de séduire les nombreux lecteurs impatients de connaître ce qu'il adviendra des différents membres de la famille Dionne, véritables témoins de la vie dans le Québec des années 1960.
On respire l'air de l'époque et on accompagne les efforts d'un Québec qui se libère de la religion et devient adulte et urbain. Une évocation historique réussie.» MAGAZINE LE CLAP.
Faisant véritablement s'épanouir ici les différents personnages, l'auteur prépare la voie au quatrième et dernier tome de cette grande oeuvre romanesque.
«Les amateurs de sagas familiales et québécoises à la Michel Tremblay ou Arlette Cousture se réjouiront.» LE NOUVELLISTE.
Quatre ans déjà.
La pluie fine qui tombait sans interruption depuis le matin s'arrêta brusquement quelques minutes avant le souper. De timides rayons de soleil parvinrent même à se frayer péniblement un chemin entre les nuages pour venir éclairer durant quelques instants le paysage détrempé de ce début de mai. Une brise douce se leva et fit voleter les rideaux. Immédiatement, une odeur de terre mouillée pénétra par les deux fenêtres ouvertes de la cuisine et envahit la maison des Dionne, construite sur le boulevard Lacordaire.
Au bout de la grande table, Maurice Dionne, l'air renfrogné, mangeait, sans dire un mot, l'assiette de rigatonis que venait de lui servir sa femme. L'homme de quarante ans avait sa mine sombre des mauvais jours. Par conséquent, aucun des enfants assis autour de la table n'osait souffler mot de crainte d'attirer son attention.
À sa droite, Claude et André se jetaient des regards interrogateurs entre deux bouchées. Francine et sa mère vinrent prendre place près de Martine après avoir servi Denis, Marc et Guy, assis à la petite table en bois dressée à l'écart. Chez les Dionne, on appelait ce meuble destiné aux plus jeunes «la table des innocents». Faute de place, les jumeaux et leur frère de cinq ans mangeaient toujours à cette petite table pliante installée temporairement dans le couloir, à l'heure des repas.
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