Auteur : Antoine Choplin
Date de saisie : 04/02/2012
Genre : Poésie
Editeur : la Passe du vent, Genouilleux, France
Collection : Poésie
Prix : 10.00 € / 65.60 F
ISBN : 978-2-84562-201-2
GENCOD : 9782845622012
Sorti le : 01/02/2012
Debout sur la terre
quand ça commence tout eh bas
dans le silence des jardins
que je quitte sur la pointe dés pieds
et les premiers pas
sur le chemin des fins de nuit
Debout sur la terre
au premier promontoire gagné
l'oeil mesurant le parcouru
et clignant du restant à parcourir
[...]
T.-R. - Les textes qui composent Debout sur la terre forment un ensemble cohérent. Ils ont été écrits à partir d'une commande passée par le chorégraphe François Veyrunes. Pouvez-vous nous en dire plus, à ce sujet...
A.-C. - Ce texte, c'est vrai, est né sur cette impulsion et est au service d'une création chorégraphique. Mais au-delà, il nous a aussi donné matière, à François et à moi, à explorer nos sources, à verbaliser nos matériaux communs. Nous sommes amis et complices depuis longtemps mais pour la première fois, avec Debout sur la terre, nous nous sommes posés la question de ce que l'on pourrait nommer notre «consanguinité artistique» à l'aune d'une sorte de généalogie sensible. Avec la conviction que nos travaux, à l'un et à l'autre, par-delà leurs différences de langage, partagent des sémantiques profondes.
Extrait de la conversation du 8 janvier 2012 entre Thierry Renard et Antoine Choplin
Antoine Choplin est né en 1962. Il vit près de Grenoble où il concilie son travail d'auteur, ses activités culturelles - il a notamment fondé et dirige le Festival de l'Arpenteur depuis 1996 - et sa passion pour la marche en montagne. Il a publié une douzaine de livres, roman, poésie, récit.
«Je vois mon écriture comme une aire de fouilles du monde sensible, curieuse des énigmes, des complexités, des étrangetés et des imaginaires. Par son parti pris intime et parfois ludique, tendue vers une observation appliquée des insignifiances (ou supposées telles), elle constitue peut-être une quête pour un regard singulier, distancé et lucide sur nos «paysages»... Avec le désir fervent de rendre un peu de l'épaisseur réelle des choses, avec la certitude pourtant de leur insaisissabilité (j'aime les propos d'Alberto Giacometti sur ces thèmes)...».
Debout sur la terre
quand ça commence tout eh bas
dans le silence des jardins
que je quitte sur la pointe dés pieds
et les premiers pas
sur le chemin des fins de nuit
Debout sur la terre
au premier promontoire gagné
l'oeil mesurant le parcouru
et clignant du restant à parcourir
[...]
T.-R. - Les textes qui composent Debout sur la terre forment un ensemble cohérent. Ils ont été écrits à partir d'une commande passée par le chorégraphe François Veyrunes. Pouvez-vous nous en dire plus, à ce sujet...
A.-C. - Ce texte, c'est vrai, est né sur cette impulsion et est au service d'une création chorégraphique. Mais au-delà, il nous a aussi donné matière, à François et à moi, à explorer nos sources, à verbaliser nos matériaux communs. Nous sommes amis et complices depuis longtemps mais pour la première fois, avec Debout sur la terre, nous nous sommes posés la question de ce que l'on pourrait nommer notre «consanguinité artistique» à l'aune d'une sorte de généalogie sensible. Avec la conviction que nos travaux, à l'un et à l'autre, par-delà leurs différences de langage, partagent des sémantiques profondes.
Extrait de la conversation du 8 janvier 2012 entre Thierry Renard et Antoine Choplin
Antoine Choplin est né en 1962. Il vit près de Grenoble où il concilie son travail d'auteur, ses activités culturelles - il a notamment fondé et dirige le Festival de l'Arpenteur depuis 1996 - et sa passion pour la marche en montagne. Il a publié une douzaine de livres, roman, poésie, récit.
«Je vois mon écriture comme une aire de fouilles du monde sensible, curieuse des énigmes, des complexités, des étrangetés et des imaginaires. Par son parti pris intime et parfois ludique, tendue vers une observation appliquée des insignifiances (ou supposées telles), elle constitue peut-être une quête pour un regard singulier, distancé et lucide sur nos «paysages»... Avec le désir fervent de rendre un peu de l'épaisseur réelle des choses, avec la certitude pourtant de leur insaisissabilité (j'aime les propos d'Alberto Giacometti sur ces thèmes)...».
Debout sur la terre
quand ça commence tout en bas
dans le silence des jardins
que je quitte sur la pointe des pieds
et les premiers pas
sur le chemin des fins de nuit
Debout sur la terre
au premier promontoire gagné
l'oeil mesurant le parcouru
et clignant du restant à parcourir
Debout sur la terre
quand la lumière
longtemps douce et diffuse
explose à la faveur d'une brèche
et que je bois un coup
(...)
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