Auteur : François Garde
Date de saisie : 25/04/2012
Genre : Romans et nouvelles - français
Editeur : Gallimard, Paris, France
Collection : Blanche
Prix : 21.50 € / 141.03 F
ISBN : 978-2-07-013662-9
GENCOD : 9782070136629
Sorti le : 12/01/2012
Au milieu du XIXe siècle, Narcisse Pelletier, un jeune matelot français, est abandonné sur une plage d'Australie. Dix-sept ans plus tard, un navire anglais le retrouve par hasard : il vit nu, tatoué, sait chasser et pêcher à la manière de la tribu qui l'a recueilli. Il a perdu l'usage de la langue française et oublié son nom.
Que s'est-il passé pendant ces dix-sept années ? C'est l'énigme à laquelle se heurte Octave de Vallombrun, l'homme providentiel qui recueille à Sydney celui qu'on surnomme désormais le «sauvage blanc».
Inspiré d'une histoire vraie, Ce qu'il advint du sauvage blanc est le premier roman de François Garde.
Ce qu'il advint du sauvage blanc, premier roman de François Garde, raconte avec style et précision, l'abandon et la survie d'un marin sur une île...
Inspiré d'une histoire vraie, le très réussi coup d'essai de François Garde frappe par sa maîtrise narrative, son écriture classique et tenue, sa manière de creuser la psychologie des protagonistes de l'affaire, de faire revivre une époque. Roman d'aventures, Ce qu'il advint du sauvage blanc est aussi une réflexion sur l'identité et la différence. Sur ce que la vie vous force parfois à apprendre et à comprendre.
Eternelle jeunesse de la littérature, y compris de ses monuments, tandis que nul ne fera jamais tourner la Grande Pyramide sur sa pointe, par exemple. Il reste cependant à trouver un nouvel angle d'attaque et c'est alors que l'imagination sort de sa nuit pour proposer des combinaisons inédites. Celle autour de laquelle François Garde a construit son premier roman, Ce qu'il advint du sauvage blanc, est particulièrement pertinente, qui confronte le mythe de Robinson et la naissance de l'anthropologie, incarnés par deux personnages juste assez caricaturaux pour être exemplaires. Au départ, il y a une histoire vraie, un drame de la mer survenu au milieu du XIXe siècle...
François Garde ou plutôt ne garde, si je puis me permettre, que le nom de la goélette, celui du mousse et les grandes lignes factuelles de son histoire. Pour le reste, il invente. Il invente les réactions de Narcisse, même s'il nous ferait presque croire qu'il les observe et les enregistre, dissimulé dans son ombre. Il invente la suite des événements, sa rencontre avec la tribu de "sauvages" - terme en vigueur à l'époque -, son adaptation aux rudes conditions de la contrée, les heures et les jours de ce marin adolescent, fils d'un bottier vendéen, brutalement précipité dans un monde auquel il ne comprend rien.
Un matelot abandonné sur une plage au XIXe siècle. Le premier roman de François Garde...
Qu'importe, au fond, que François Garde ait laissé libre cours à son imagination pour raconter «l'aventure» inouïe d'un homme devenu autre au contact d'hommes, de femmes et d'enfants différents de lui. Ce qu'il advint du sauvage blanc est un très beau roman, car au-delà des faits, son auteur mène, avec grande subtilité, une réflexion non pas tant sur le mythe du bon sauvage que sur notre rapport à l'altérité. Un roman qui dit l'universel, plonge dans le récit d'aventure, et tient de bout en bout le lecteur en haleine comme un thriller.
D'abord, on voudrait dire que ce premier roman possède tous les accents de la maturité : récit superbement mené, construction habile, écriture de haute tenue. En fait, il y a deux livres en un qui alternent dans cet ouvrage. Le premier est l'histoire proprement dite de ce «sauvage blanc», du moins de ses dix-sept ans de vie au milieu d'une tribu aborigène au mitan du XIXe siècle...
Le deuxième livre, ce sont les quatorze lettres de Vallombrun (il en existe deux autres écrites par sa soeur qui expliqueraient peut-être pourquoi cette histoire serait tombée dans l'oubli). Cette partie est sans conteste la plus fascinante. On s'attache à Octave de Vallombrun et à son désir impérieux d'observer, de comprendre et de partager la culture.
Classique et très élégante, la prose de François Garde sied à ce roman, qui s'interroge notamment sur le réapprentissage du langage et le rapport entre les choses et les mots. Ces considérations théoriques sont ici canalisées par la fougue de l'auteur et son sens de l'aventure. Plus palpitant que Koh-Lanta !
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