Passion du livre - tout sur le livre : Les années fastes
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_ Les années fastes

Couverture du livre Les années fastes

Auteur : Koonchung Chan

Traducteur : Denis Bénéjam

Date de saisie : 09/02/2012

Genre : Romans et nouvelles - étranger

Editeur : Grasset, Paris, France

Prix : 20.00 € / 131.19 F

ISBN : 978-2-246-77981-0

GENCOD : 9782246779810

Sorti le : 11/01/2012

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • La présentation de l'éditeur

«LE ROMAN CHINOIS LE PLUS POLÉMIQUE DE L'ANNÉE»
Time Out

Pékin, 2013. La Chine vit son heure de gloire, alors que le monde autour n'a pas réussi à se relever de la crise économique. Le pays semble flotter dans un équilibre harmonieux, les gens s'amusent et se divertissent à leur guise à l'intérieur de cette bulle utopique, à la manière des habitants du Truman Show. Ils se sentent libres, capables de réaliser leurs rêves, si tant est qu'ils ne bravent pas certains interdits.
L'écrivain Lao Chen, se laissant vivre dans la torpeur de Pékin, a grandi entre Hong Kong et Taïwan. Un jour, il rencontre quelques amis de longue date, qui lui font entrevoir une tout autre réalité : Fang Caodi lui répète, inquiet, qu'un mois entier de l'année 2011 a disparu ; Xiao Xi, anxieuse, change sans cesse d'adresse électronique, convaincue d'être surveillée par les autorités. Et la population entière semble frappée d'amnésie collective...
Lao Chen va bientôt être emporté malgré lui par la vague des quelque contestataires, et peu à peu, il va découvrir, derrière le masque de perfection, le vrai visage de la Chine : une face sombre derrière des illusions aveuglantes...
La grande force des Années fastes provient de son inhabituelle honnêteté quant à certains aspects de la réalité contemporaine chinoise. Car Chan Koonchung se démarque de ses confrères du continent, en cela qu'il n'hésite pas à aborder les zones interdites de la vie politique chinoise.

Chan Koonchung est né à Shanghai, le 1er juin 1952. Il a grandi à Hong Kong et vit aujourd'hui à Pékin. Intellectuel, cinéaste et homme de lettres, il a travaillé comme reporter pour un journal britannique à Hong Kong avant de fonder, en 1976, le magazine City. Il a été membre du conseil d'administration de Greenpeace International de 2008 à 2011 et a récemment fondé une ONG, Minjian International, visant à mettre en relation les intellectuels chinois et leurs confrères d'Asie et d'Afrique. Les années fastes est son premier roman traduit en français.





  • La revue de presse Brice Pedroletti - Le Monde du 9 février 2012

Rares sont les romans d'anticipation politique sur la Chine d'aujourd'hui. Celui-ci permet d'appréhender plusieurs facettes d'un modèle à peine caricaturé. On pense au 1984 d'Orwell, et au Meilleur des mondes d'Huxley : il a fallu à Chan Koonchung les relire, après l'écriture des Années fastes, pour se rendre compte, dit-il, combien il leur était redevable.


  • La revue de presse André Clavel - L'Express, février 2012

La Chine, le meilleur des mondes ? Chan Koochung livre sa version des faits dans un roman réussi...
Chan Koonchung redouble de malice pour dépeindre une nation où le pouvoir a réussi à contrôler tous les esprits, où la satisfaction matérielle est devenue l'opium du peuple, où les intellectuels ont choisi le camp de Panurge, où "ceux qui se rappellent sont des anormaux". Et où l'on ne fait plus de différence entre "un bel enfer et un paradis contrefait". Anticipation, vraiment ?


  • La revue de presse Bernard Fauconnier - Le Magazine Littéraire, janvier 2012

Chan Koonchung, dont on découvre le premier livre traduit en français, a longtemps vécu à Taiwan et à Hong Kong, «l'autre Chine», avant de s'établir à Pékin. Journaliste, cinéaste, nourri de culture occidentale comme son héros Lao Chen, il porte sur son pays un regard qui se veut impavide, parfois teinté d'humour froid qui n'est pas sans rappeler la musique désenchantée d'un Milan Kundera...
La Chine en somme, telle qu'elle est en train de s'imposer à son milliard et demi de citoyens, en attendant d'autres conquêtes : non pas le communisme, cette farce illusoire, même si le Parti porte toujours ce nom, mais une impitoyable dictature capitaliste. L'effet d'anticipation, dans Les Années fastes, est si peu marqué, la dimension fantastique de la fable si légère, qu'on est pris au piège d'un effet de réalité, comme si l'on y était déjà. Voilà le tour de force de ce roman, qu'on aura profit à lire pour comprendre de l'intérieur ce qui pourrait nous arriver si les marchés décident que la démocratie ne leur sert plus à rien.


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