Passion du livre - tout sur le livre : La République de Platon
Partager

Recherche simple

Recherche avancée

Recherche multi-critères








Recherche avancée

_ La République de Platon

Couverture du livre La République de Platon

Auteur : Alain Badiou

Date de saisie : 24/02/2012

Genre : Philosophie

Editeur : Fayard, Paris, France

Collection : Essais

Prix : 25.00 € / 163.99 F

ISBN : 978-2-213-63813-3

GENCOD : 9782213638133

Sorti le : 04/01/2012

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • La présentation de l'éditeur

«Cela a duré six ans.
Pourquoi ce travail presque maniaque à partir de Platon ? C'est que c'est de lui que nous avons prioritairement besoin aujourd'hui : il a donné l'envoi à la conviction que nous gouverner dans le monde suppose qu'un accès à l'absolu nous soit ouvert.
Je me suis donc tourné vers La République, oeuvre centrale du Maître consacrée au problème de la justice, pour en faire briller la puissance contemporaine. Je suis parti du texte grec sur lequel je travaillais déjà avec ardeur il y a cinquante-quatre ans.
J'ai commencé par tenter de le comprendre, totalement, dans sa langue. Je me suis acharné, je n'ai rien laissé passer ; c'était un face-à-face entre le texte et moi. Ensuite, j'ai écrit ce que délivrait en moi de pensées et de phrases la compréhension acquise du morceau de texte grec dont j'estimais être venu à bout. Peu à peu, des procédures plus générales sont apparues : complète liberté des références ; modernisation scientifique ; modernisation des images ; survol de l'Histoire ; tenue constante d'un vrai dialogue, fortement théâtralisé. Évidemment, ma propre pensée et plus généralement le contexte philosophique contemporain se sont infiltrés dans le traitement du texte de Platon, et sans doute d'autant plus quand je n'en étais pas conscient.
Le résultat, bien qu'il ne soit jamais un oubli du texte original, pas même de ses détails, n'est cependant presque jamais une "traduction" au sens usuel. Platon est omniprésent, sans que peut-être une seule de ses phrases soit exactement restituée. J'espère être ainsi parvenu à combiner la proximité constante avec le texte original et un éloignement radical, mais auquel le texte, tel qu'il peut fonctionner aujourd'hui, confère généreusement sa légitimité.
C'est cela, après tout, l'éternité d'un texte.»
Alain Badiou





  • La revue de presse Eric Aeschimann - Le Nouvel Observateur du 23 février 2012

Œuvre maîtresse de Platon, «la République» est ce dialogue dans lequel Socrate, cherchant la définition de la justice, imagine une cité où régneraient les philosophes. Alain Badiou a passé six ans à le traduire à sa façon, mélange d'érudition et d'anachronismes réjouissants. On rit souvent, on admire la virtuosité, on se prend au jeu...
Certes, Platon détestait la démocratie. Mais, dans le mythe de la caverne, si les prisonniers prennent les images pour la réalité, c'est parce qu'ils n'ont pas la «possibilité de discuter les uns avec les autres». Alors, le Vrai ou le Bien ? Chacun jugera, mais Badiou aura atteint son but : rendre vivante la «République».


  • La revue de presse Robert Maggiori - Libération du 2 février 2012

Dans la République de Platon, Alain Badiou n'a opté pour rien de tout cela. Il n'a pas donné une nouvelle traduction de l'oeuvre du philosophe grec, n'a pas livré un commentaire, n'a pas écrit une parodie, n'a pas «détourné» le texte en le truffant d'anachronismes. Mais il a mis six ans à faire ce qu'il a fait - une «oeuvre» qui ne correspond à aucune catégorie familière. Dans la République de Platon, il y a toute la République, mais il n'y a aucune phrase de l'ouvrage de Platon qui soit restituée telle quelle. Approche, à la fois myope et presbyte, qui donne un «objet rare» : la République de Badiou, dira-t-on, établie avec le concours de Platon, d'où la pensée du philosophe, professeur émérite à l'ENS, émerge de façon encore plus nette que dans ses autres livres.


  • La revue de presse Florence Dupont - Le Monde du 26 janvier 2012

Est-ce une traduction ? L'auteur avertit en préface que, s'il a lu Platon en grec, sa République n'est pas une traduction, elle en est un écho contemporain. Certaines phrases "sentent" pourtant la version grecque. C'est donc un effet de trompe-l'oeil. Aurions-nous affaire à un simple jeu culturel ? Voire à un canular ? Pour tous les normaliens qui ont traduit du grec jusqu'à la lie, l'anachronisme rigolard et cultivé est depuis Giraudoux une tradition : "Je suis comme le vieux Tolstoï", dit Socrate chez Badiou. Mais la modernisation de cette République est aussi une affaire sérieuse bien que souriante. Lacan, Marx et Shakespeare, la biologie moléculaire et les iPod entrent dans le texte de Badiou à côté d'Homère et des éternels potiers de Socrate. Cette équivalence des deux mondes, ancien et moderne, dans le propos philosophique, implique l'éternité et l'universalité d'une vérité immanente au texte de Platon, indépendamment de son ancrage anthropologique et historique et de sa matérialité verbale. C'est une vieille histoire. La prétendue éternité de Platon a toujours reposé sur des anachronismes volontaires.


  • La revue de presse Cynthia Fleury - L'Humanité du 12 janvier 2012

La République de Badiou, c'est Socrate faisant référence à Lacan et à la vérité politique de l'inconscient. « En chacun de nous gisent des désirs stupéfiants, sauvages, hors la loi. Ceux d'entre nous qui s'imaginent être du petit nombre des esprits mesurés n'en sont pas plus à l'abri que les autres, comme leurs rêves le prouvent. » « Platon nous cache ce qu'il pense tout autant qu'il nous le révèle », avait dit Lacan. C'est pourquoi l'entre-les-lignes badiousien est important. Comme Socrate, la démocratie est-elle un Silène, extérieurement affreux, intérieurement trésor  ? Et chacun de craindre que ce soit devenu le contraire.


Copyright : Studio 108 2004-2012 - Informations légales - Vous êtes éditeur ?
Programmation : Olf Software - Infographie, XHTML/CSS : Gravelet Multimédia - Graphisme : Richard Paoli