Auteur : Tim Parks
Traducteur : Isabelle Reinharez
Date de saisie : 01/02/2012
Genre : Biographies, mémoires, correspondances...
Editeur : Actes Sud, Arles, France
Prix : 22.80 € / 149.56 F
ISBN : 9782330002329
GENCOD : 9782330002329
Sorti le : 02/01/2012
LE POINT DE VUE DES ÉDITEURS
Une douleur chronique dans le bas-ventre s'avère impossible à soigner par la médecine traditionnelle, et Tim Parks refuse l'opération. Commence alors un parcours du combattant pour trouver une médecine douce appropriée. La douleur se calme et sa vie, mais aussi sa façon de lire et d'écrire s'en trouvent grandement transformées.
Porté par une verve et une ironie constantes, ce témoignage débordant de vitalité ne veut convaincre personne mais en étonnera plus d'un.
"Une introspection fulgurante d'honnêteté, profondément revigorante, subtilement drôle, qui nous parle des liens entre l'écriture, la personnalité et la santé. Une fois que j'ai commencé la lecture, je ne me suis plus arrêté."
DAVID LODGE
Tim Parks est l'auteur d'une douzaine de romans et de sept essais. Il compte parmi les auteurs anglais les plus talentueux et originaux de sa génération. Vivant à Vérone (Italie), il est aussi traducteur de l'italien et enseigne la littérature.
Déjà parus en français : Comment peut-on aimer Roger ! (roman, Actes Sud, 1990 ; Babel n ° 645), Cara Massimina (roman, Actes Sud, 1995 ; Babel n° 744), Destin (roman, Christian Bourgois, 2000), Adultère et autres diversions (essais, Christian Bourgois, 2000), Une saison de Vérone (reportage, Christian Bourgois, 2002), et plus récemment chez Actes Sud, les romans Double vie (2005 ; Babel n° 866), Rapides (2006 ; Babel n° 983), Le Silence de Cleaver (2007), et Rêves de fleuves et d'océans (2009).
Son humour est vivifiant, son regard sur lui-même sans concession lorsque son corps refuse ce que l'esprit exige : être assis en tailleur pendant des heures avec l'envie de se gratter le nez, supporter de longues méditations pour découvrir une autre manière de respirer, de considérer le temps qui passe, de "ramener l'esprit vers le souffle". Il n'y a rien de mystique dans cet ouvrage, mais un balancement entre la tentation de se résigner à la maladie et la volonté d'y échapper résolument. Tim Parks décrit ces attitudes disparates et les tisse ensemble, leur donne un sens.
Les misères du corps entraînent l'écrivain britannique Tim Parks dans une méditation cocasse sur Beckett, Bernhard et la prostate...
On se permettra, pour notre part, de le ranger rayon «récits». Côté thérapeutique, il y a un hic. Ce n'est pas tout à fait recommandable aux moins de 25 ans, sauf s'ils sont très atteints. L'histoire de Tim Parks s'articule (ou plutôt s'arthrose) en effet autour d'une violente douleur chronique au bassin, quelque part entre la vessie, la prostate et le reste. Le Calme retrouvé retrace avec cocasserie ce tourment, les recherches de l'auteur pour en percer à jour la cause, et la voie vers la guérison (dont on comprend dès le début qu'elle est comme l'analyse selon Freud, «terminée et interminable»)...
Déployant toute la palette des effets romanesques, maniant le dialogue à point nommé, champion des modulations rythmiques, ce Calme retrouvé est récit au centuple. Dès le début, on comprend en quoi s'exprime sa calme supériorité : c'est qu'au lieu de flotter sur le supermarché de la prose en piquant ici un cliché de magazine, appariant là deux mots incongrus, Tim Parks ne raconte le monde qu'engagé dans un usage. Il écrira ainsi «l'Adige, à Vérone, n'est pas si mal comme rivière pour s'entraîner» et non «verte comme l'aube aux doigts de fée». Il faut dire que dans sa cure, il y a eu aussi un stage de silence.
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