Passion du livre - tout sur le livre : Un lac immense et blanc
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_ Un lac immense et blanc

Couverture du livre Un lac immense et blanc

Auteur : Michèle Lesbre

Date de saisie : 06/06/2011

Genre : Romans et nouvelles - français

Editeur : Sabine Wespieser éditeur, Paris, France

Collection : Littérature

Prix : 12.00 € / 78.71 F

ISBN : 9782848050966

GENCOD : 9782848050966

Sorti le : 07/04/2011

en vente sur logo Amazon.fr Librairie Dialogues


  • Le message sonore
Un message sonore de Michèle Lesbre

Une courte lecture de Michèle Lesbre



  • La présentation de l'éditeur

UN LAC IMMENSE ET BLANC. Je réinvente ma vie dans le désordre en mélangeant les temps, les lieux, les êtres chers, mais c'est tout de même ma vraie vie. Peut-être que cette journée est un cadeau plutôt qu'un empêchement et un rendez-vous manqué. J'attendais l'Italien, c'est Antoine qui est venu, dans le silence de la ville qui est une autre ville, lointaine et familière à la fois. M. L.

Par un matin de neige, la narratrice attend dans une gare un homme qu'elle ne connaît pas : elle a envie de parler de Ferrare avec cet étranger qui, tous les mercredis matin, dans ce Café lunaire où ils ont leurs habitudes, évoque inlassablement sa ville d'origine. Elle a pris sa journée, mais l'homme n'arrive pas par le train habituel.
Dès lors le temps s'étire, en autant de fondus enchaînés que favorise la blancheur environnante : les grilles du Jardin des Plantes s'estompent, laissant place au «lac immense et blanc», noyé sous la neige de l'Aubrac, où Édith Arnaud vécut ses premières amours et ses premiers combats politiques. Elle n'a jamais revu Antoine, le jeune homme en colère qui, à l'aube des années soixante, voulait changer le monde. Sa silhouette traverse le récit et bientôt se superpose à celle de l'Italien du delta du Pô, dont les brumes hantent le paysage mental de cette femme rompue à l'usage du monde.
Le temps qui passe, la perte des illusions et les rendez-vous manques ont pourtant éveillé en elle une joyeuse mélancolie. Témoin ses dialogues loufoques avec le corbeau freux du Jardin des Plantes. Dans le silence et la blancheur de cette journée particulière, la solitude a moins que jamais le goût des renoncements.
Entrelaçant fiction et expérience intime, Michèle Lesbre est, dans ce récit lumineux, au plus près d'elle-même.

MICHÈLE LESBRE vit à Paris. Elle est l'auteur de plus d'une dizaine de livres.





  • La revue de presse Michel Abescat - Télérama du 18 mai 2011

La mélancolie chez Michèle Lesbre est toujours énergique. Il s'agit de ne pas oublier, de défier le temps, de s'y frotter et de s'y piquer. D'affronter les désillusions, les petites démissions, l'usure et l'effacement. De faire face à la douleur de la mémoire pour garder la lumière des instants passés. Pas de leçon pourtant. Juste une façon de se confier, au plus intime, avec une infinie pudeur. Dans la fulgurance d'une écriture et d'un regard en état de grâce. Comme l'écrivait Pavese, cité en exergue du roman, «seul l'hiver est la saison de l'âme»...


  • La revue de presse Christine Ferniot - Lire, avril 2011

Une belle rêverie tout en émotion contenue autour de rendez-vous manqués, de surprises attendues et de belles rencontres...
Chaque livre de Michèle Lesbre s'accompagne de lectures choisies. Le canapé rouge nous conseillait Olympe de Gouges et Marion du Faouët, Sur le sable nous remettait en mémoire les oeuvres de Patrick Modiano. Aujourd'hui, c'est Giorgio Bassani qui illustre ses propos ainsi que Pavese, Duras et Victor Hugo. Le cinéma italien vient aussi en ami : Antonioni, Bertolucci ou Visconti alternent leur noir et blanc magique et leurs rêveries technicolor. L'écriture fluide et rythmée ponctue ces promenades familières, ces fondus enchaînés où les couples se reconnaissent puis se perdent.


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