- Jean-François Pocentek
- Lettres vives, Castellare-di-Casinca, Corse
Le livre Le Café des immobiles prend place dans ce Nord déshérité où la rudesse de la vie met à vif toute parole, aiguise toute émotion, habite tout regard. Sous la forme d'un récit, l'auteur croise de manière très singulière les destins de Pierre et de Simon à travers le déchiffrement d'une correspondance et d'un petit carnet trouvés par le narrateur chez un brocanteur. Sur cette trame, l'imaginaire tisse sa toile avec une précision d'horloger. L'écriture de Pocentek - dont le dépouillement rime tout à la (...)
En savoir plus sur "Café des immobiles"
- Jean-François Pocentek
- la Contre-allée, Lille, France
J'ai tourné. Il n'y avait plus rien. Juste une lande de macadam. Avertissement sans frais. L'idée était simple. Un territoire, comme disent les urbanistes et les sociologues, des gens qui y vivent, et des choses qui changent. Pas de petites choses, non, carrément des bouts d'histoire. Déconstruire (pas démolir) reconstruire. Et moi qui m'y balade. J'écoute, je parle, je demande si je peux garder mémoire de tout ce que l'on me dit : le sombre et le rose, la terrasse ensoleillée du café et les port (...)
En savoir plus sur "Gens du huit mai"
- Jean-François Pocentek
- Lettres vives, Castellare-di-Casinca, Corse
Parfois, il n'en faut pas plus. Juste ça. Un qui n'est pas comme les autres, et une sourde haine dans l'ennui des saisons répétées. Dans un silence de canal d'hiver, ils sont arrivés lentement, avec de l'alcool dans la bouche, du rire dans les dents et du froid dans la tête. Ils l'ont pris sous les bras, l'ont amené au milieu de la pièce, et là, sur le plancher, il lui ont cloué les pieds. J.-F. P.
En savoir plus sur "L'écluse des inutiles"
- Jean-François Pocentek
- Lettres vives, Castellare-di-Casinca, Corse
La patience des goélands constitue le dernier volet d'une trilogie ouverte avec Café des immobiles et poursuivie avec L'écluse des inutiles. Dans ces trois récits pourtant indépendants, les personnages apparaissent et réapparaissent pour s'éclairer les uns les autres, prenant chaque fois un peu plus d'épaisseur, enrichissant un univers commun marqué par la tragédie de la vie et par la singulière beauté du dépouillement. Un homme est assis sur un banc, face à la mer du Nord, une femme vient s'asseoir à ses c (...)
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